Le comique naîtra, semble-t-il, quand des hommes réunis en groupe dirigeront tous leur attention sur un d’entre eux, faisant taire leur sensibilité et exerçant leur seule intelligence
Henry Bergson, Le rire
Eric Duyckaerts fait partie des artistes qui comptent tout en ayant une notoriété relativement confidentielle. Certe il est invité à faire des performances/conférences un peu partout, participe aux grandes biennales internationales, est représenté par la galerie Perrotin, etc. Mais l’artiste, qui dit de lui même, à la troisième personne, « On pourrait l’appeler Éric D. C’est un personnage qui navigue entre le professeur et le savant fou. Il a beaucoup d’idées à faire partager. Son enthousiasme n’est pas feint. » (cit. Wikipedia) reste dans la sphère des amateurs avertis et des professionnels. A 58 ans, se produisant depuis près de 30 ans, et enseignant à la Villa Arson depuis 10 ans, il présente au Mac/Val ‘idéo, sa première grande exposition monographique dans une institution française.

Straubisme, avec Joseph Mouton
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Comme son nom l’indique, l’exposition de l’artiste suisse Philippe Decrauzat présente une oeuvre dont la perception dépend beaucoup de la position du visiteur. En fonction de l’entrée par laquelle on y accéde (des entrées visuelles, coginitives, culturelles…), on peut, sans hiérarchie possible, résonner avec les formes, ou bien glisser sur elle sans intérêt. Devant Anistropy, pièce massive et mécaniste en aluminium, ou devant les lignes de dégradées répetitives de Slow motion, on peut rester sans solution. Si je fais cette remarque, ce n’est pas pour surévaluer la fonction divertissante des oeuvres, mais parce que Anistropy est une bonne occasion de se demander, au delà du spectacle de toute exposition, quel est le champs acceptable des questions que peut soulever un artiste au travers de son oeuvre en tant que telle; à qui s’adressent alors ces questions ; du public ou de l’artiste, qui va vers qui. Philippe Decrauzat ne semble pas avoir de message particuliers à publiciser, et il écarte dans le texte accompagnant l’exposition, l’hypothèse d’une portée politique de son acte. Mais, peut être malgré lui, sa proposition rappel, par la négative, que beaucoup de ce qu’il nous est donné à voir dans l’art contemporain récent se présente comme un prolongement de la société récréative et décorative. Notez que je n’ai aucun jugement moral ni de goùt vis à vis de celà (c’est ni plus ni moins qu’un paramètre mesurable). Mais j’ai apprécié, à l’exposition de Decrauzat, l’ambivalence de ce caractère apolitique qui nous dit quelque chose de politique sur la représentation du champs possible de l’art en niant préscisemment avoir quelque chose à en dire. Ce quelque chose serait peut être « celui qui regarde n’est pas attendu. La forme précède son dédoublement ». En choisissant une problématique liée intimement à l’atelier de l’artiste, à l’introspection de sa pratique, de ses matériaux et de quelques questions fondamentales (l’illusion, la couleur, …), c’est à dire à certaines des valeurs parmis les plus déflationnistes dans l’art actuel, le produit de l’artiste a, sinon une intention, en tout cas des coordonnées politiques.

Détail du catalogue. Reproduction d'une image d'Anistropy
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Y a t’il un lien entre le tsunami qui a dévasté une partie des côtes du Japon et notre rapport à l’image? On a souvent du mal, et peut-être est-ce typiquement occidental, à parler des expressions visibles de la vie de la terre, ou des phénomènes dramatiques, sans se soumettre aux faits qu’ils décrivent. Les images auxquelles donnent lieu ces événements ont pourtant un récit propre. Dans notre moralité, les choses sont en quelque sorte organisées sur un plan inversé entre la gravité des faits (et cette gravité est en soi complexe) et le niveau d’acceptabilité d’une apposition symbolique à ces faits. Caricaturalement, la catastrophe naturelle (surtout si elle engendre un drame humain) est attendue n’avoir aucun visage, aucun masque qui détournerai notre attention de la « réalité brute », ou vécue comme telle. L’oeuvre d’art au contraire est, elle, complètement sanctuarisée par la société, c’est à dire gardée dans la sphère des symboles à distance de son influence sur le cours réel des choses. Évidemment, la ligne de partage est plus poreuse (quelle frontière ne l’est pas?).

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eSociété par Asselin Jouanneau —
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11 mars 2011
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L’ère d’Internet est presque toujours associée à l’idée de technologie, d’ultra-modernité et de super-performance. Mais dans l’angle mort de nos pratiques de consommation du web, Internet a une autre spécificité: c’est le média qui se renouvelle le plus rapidement, et qui fabrique par conséquent le plus d’obsolescence. Des jeux vidéos 80′s au design le plus branché, cet immense cimetière des genres caduques est, contre toute illusion, le terrain de jeux d’une génération qui a érigé la disqualification en art de la guerre…

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8 mars 2011
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Un peu de prospective! Jetons un oeil indiscret sur l’évolution du web (un concepteur averti en vaut deux). Survolons pour celà les songes de trois personnalités majeures du web, à des titres très différents: Pranav Mistry, Joêl de Rosnay et Chris Anderson.

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1 mars 2011
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On la conçoit, on l’impose, on l’articule, on l’emploie, on s’appuie dessus… La « grille » est une compagne incontournable du designer web. Elle l’adhère à la grande famille du design graphique, l’associe aux discussions intéressées des marketeurs, et lui ouvre les chemins cognitifs qui mènent au cerveau du visiteur…

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1 mars 2011
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Tour d’horizon de l’influence des artistes dits « numériques » ou « multimédia » sur notre pratique d’internet et sur ceux qui conçoivent le web.

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eSociété par Asselin Jouanneau —
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1 mars 2011
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On ne s’y attendait pas vraiment, et pourtant la nouvelle s’est répandue comme une marée noire sur le petit monde du village global: l’ensemble des activités liées à Internet générerai autant de carbone à l’échelle planétaire que l’ensemble des activités d’aviation civile… C’est la fin du virtuel indolore, le retour en force des atomes! Alors, terminée l’époque, naïve, ou l’on cliquait sur le bouton « rechercher » de Google sans se douter que l’on était un vulgaire pollueur? Tweeter = tuer un dauphin? Ne nous affolons pas! Marion Eriksson, ingénieure en environnement et développement durable, m’a aidé a trier le vrai du faux. Posons quelques balises indispensables pour comprendre l’impact environnemental du web et les leviers d’optimisation possibles….

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En guise d’introduction, voici un historique synthétique d’internet en quelques dates, de 1940 à la fin des années 90. Le choix de période peut sembler artbitraire. Il correspond néanmoins à un cycle durant lequel les éléments constitutifs d’internet vont progressivement se mettre en oeuvre

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